
Depuis le début de l’année, la taxe auto vaudoise suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et jusque dans la boîte aux lettres du TCS Vaud. Entre factures plus élevées pour certains, débats politiques et motion parlementaire votée en janvier, il n’est pas toujours simple de comprendre ce qui s’applique réellement et où nous en sommes aujourd’hui. Voici nos réponses claires aux questions les plus fréquemment posées.
1. Pourquoi ma taxe a-t-elle augmenté en 2026?
Dans le cadre du budget 2026, le Grand Conseil a demandé une augmentation des recettes de la taxe automobile. Le malus appliqué aux véhicules les plus polluants a ainsi été relevé, jusqu’à 50 % pour certains modèles.
Le nouveau barème est entré en vigueur au 1er janvier 2026.
2. Est-ce que tout le monde paie plus?
Non.
Tous les véhicules ne sont pas concernés par une hausse. La taxe repose sur un système de bonus-malus :
- les véhicules les plus polluants subissent une majoration ;
- les véhicules les moins polluants peuvent bénéficier d’un bonus.
Sur environ 480’000 véhicules automobiles légers dans le canton, un peu moins de 40 % sont concernés par un malus. Tous les automobilistes ne voient donc pas leur facture augmenter de la même manière.
3. Quels sont les nouveaux taux de majoration?
La modification du règlement entrée en vigueur cette année prévoit un relèvement des taux de majoration appliqués aux véhicules automobiles légers en fonction de leurs émissions de CO₂, conformément aux limites fixées par LTVB. Le taux de majoration maximal est ainsi porté à 50 % pour les véhicules les plus polluants, tandis que les autres paliers sont ajustés proportionnellement.
Les nouveaux taux de majoration sont ainsi les suivants :
- 15 % (au lieu de 10 %) pour les véhicules émettant entre 150 et 179 g de CO₂/km (NEDC), ou 187 et 222 g de CO₂/km (WLTP);
- 25 % (au lieu de 15 %) pour les véhicules émettant entre 180 et 199 g de CO₂/km (NEDC), ou 223 et 247 g de CO₂/km (WLTP), ainsi que pour les véhicules dont les émissions ne sont pas connues;
- 50 % (au lieu de 25 %, puis 40 % dans le projet de budget) pour les véhicules émettant 200 g de CO₂/km et plus (NEDC), ou 248 g de CO₂/km et plus (WLTP).
4. Puis-je contester ma facture 2026?
Une contestation est possible uniquement en cas d’erreur de droit ou de données, par exemple une information incorrecte sur le véhicule.
En revanche, la motion parlementaire demandant un plafonnement du malus à 25 % n’a aucun effet sur la taxation 2026. Les factures émises pour cette année restent valables.
5. Que se passe-t-il si je ne paie pas?
La taxe est exigible au 28 février 2026.
En cas de non-paiement:
1. premier rappel sans frais,
2. second rappel avec émolument (CHF 25.–) et préavis du retrait du permis de circulation et des plaques,
3. retrait du permis de circulation et des plaques (CHF 200.–),
4. séquestration des plaques par la police et poursuites éventuelles. Tous les frais restent à la charge du détenteur du véhicule. Les frais supplémentaires restent à la charge du détenteur du véhicule.
6. La motion votée en janvier 2026 change-t-elle quelque chose?
Non, pas pour 2026.
Le Grand Conseil vaudois a accepté une motion demandant de plafonner le malus à 25 %. Mais pour entrer en vigueur, une modification de la loi doit encore être adoptée. Tant que ce processus n’est pas terminé, le cadre actuel s’applique.
7. Que peut-il encore se passer pour 2027?
Si le Parlement modifie la loi en 2026, un nouveau plafonnement pourrait entrer en vigueur en 2027. Dans le cas contraire, le système actuel resterait en place.
Le débat n’est donc pas terminé.
En résumé
La taxe automobile 2026 repose sur le droit actuellement en vigueur.
Même si le débat politique se poursuit, les factures de cette année doivent être réglées.
Pour aller plus loin
Dans le dernier numéro de notre journal ça roule !, nous consacrons une double page à la taxe automobile vaudoise:
- l’interview de la conseillère d’État Nuria Gorrite,
- des explications détaillées sur le cadre légal,
- des exemples concrets de véhicules avec montants avant et après la réforme,
- un encadré pratique sur les conséquences d’un non-paiement,
- l’éditorial de la présidente du TCS Vaud, Laurence Cretegny.
Retrouvez le dossier complet dans la version numérique de notre journal ici.
